Managers

Les premiers signes d’un burnout chez un manager

Les managers tiennent souvent plus longtemps que les autres, parce que leur équipe compte sur eux. Voici les signaux qui méritent votre attention, et les premiers gestes pour réagir.

Alexia AhnPsychologue du travail et coach3 min de lectureMis à jour le 26 septembre 2026

Les managers occupent une place exigeante. Ils reçoivent la pression de leur direction, portent les attentes de leur équipe et ajoutent souvent leurs propres exigences par-dessus. Comme ils se sentent responsables des autres, ils sont aussi les derniers à s’accorder une pause. Les signes d’épuisement passent donc longtemps inaperçus, y compris à leurs propres yeux.

Une fatigue qui ne passe plus

Le premier signal est souvent physique. Le week-end ne suffit plus à récupérer, le lundi matin paraît déjà lourd, et les vacances n’apportent qu’un répit de quelques jours. Le sommeil se dérègle : on peine à s’endormir parce que l’esprit continue de tourner, ou l’on se réveille très tôt en pensant aux dossiers en cours.

Moins de patience, plus de distance

Beaucoup de managers remarquent d’abord un changement d’humeur. On s’agace pour des détails, on coupe la parole, on a moins envie d’écouter. Peu à peu, une forme de distance s’installe : les collaborateurs deviennent des dossiers à traiter, les réunions une corvée. Ce détachement surprend souvent ceux qui le vivent. Il est pourtant fréquent quand l’énergie vient à manquer : c’est une façon de se protéger.

Travailler plus pour avancer moins

Autre signe typique : les journées s’allongent, mais on avance moins. Les décisions simples prennent du temps, on relit trois fois le même e-mail, on reporte ce qui demandait autrefois dix minutes. Pour compenser, on travaille le soir, ce qui réduit encore le temps de récupération. Le cercle se referme.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

  • •En parler à votre médecin, surtout si la fatigue ou les troubles du sommeil durent depuis plusieurs semaines.
  • •Faire le tri : qu’est-ce qui est vraiment prioritaire, qu’est-ce qui peut attendre ou être confié à quelqu’un d’autre ?
  • •Protéger des moments sans travail, même courts, et vous y tenir.
  • •En parler à une personne de confiance au travail : votre responsable, les RH, le médecin du travail ou la personne de confiance de votre entreprise.

Où le coaching peut aider, et où il ne suffit pas

Le coaching est utile tant que vous avez encore l’énergie de prendre du recul. Il vous aide à revoir vos priorités, à déléguer davantage, à poser des limites ou à préparer une conversation difficile avec votre direction. Si l’épuisement est déjà installé, la priorité est de vous soigner, avec l’aide de votre médecin et, si nécessaire, d’un psychologue clinicien. Le coaching pourra trouver sa place plus tard, pour préparer la suite.

FAQ

Questions fréquentes

La durée et la récupération sont de bons repères. Une fatigue passagère disparaît après quelques jours de repos. Si elle persiste malgré le week-end ou les congés, et qu’elle s’accompagne de troubles du sommeil, d’irritabilité ou d’une perte d’efficacité, parlez-en à votre médecin.

Non. Le coaching aide à prendre du recul et à agir sur votre façon de travailler. En cas d’épuisement, le médecin reste le premier interlocuteur.

Pas si vous le financez vous-même. Si votre employeur prend les séances en charge, il reçoit une facture, jamais le contenu des échanges.

Premier pas

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Appelez-moi, écrivez-moi ou laissez-moi un message. Nous fixons ensemble votre première séance, le samedi, à Etterbeek ou en visio.

alexia.ahn@nyxis.beLe samedi, de 10 h à 16 h